
Non, Nostradamus n’a pas inventé ce biscuit, il l’a juste consigné dans un livre de recette de retour d’un voyage en Italie en 1522. Oui, il avait aussi une passion pour la bouffe dans un but diététique puisque médecin de son état. 😎
Ici, pas de doute, ca sent la Provence : les pignons utilisés viennent presque exclusivement du pin parasol, un arbre emblématique surtout présent en Provence. Ajoute à ça de la poudre d’amande dans la pâte, et on est en plein cœur de la vibe du Sud.
Mieux encore : le nom lui-même vient du provençal. Pinha ou pinhon… et chez nous, on parle de pignes, pas de « pomme de pin ». C’est dans ces pignes que se cachent les pignons, enfermés dans une coque dure et brune qu’il faut faire sécher puis casser. Une fois nettoyés et émondés, ils révèlent cette belle couleur claire qu’on connaît .
Côté recette, rien de vraiment nouveau sous le soleil : le pignolat est très proche du croquant aux pignons du sud provençal. Sa petite différence ? La fleur d’oranger, qui lui apporte cette touche délicate et reconnaissable.
Mais ce qui a fait sa renommée, c’est surtout sa forme en croissant. À Salon-de-Provence, on s’en est emparé au point d’en faire une spécialité locale, rebaptisée pour le folklore le Pignolat de Nostradamus. La légende raconte qu’il en aurait consigné la recette dans ses écrits de médecine… à croire que ce biscuit guérissait ses patients. Et franchement, quand on mélange amandes, pignons, fleur d’oranger et parfois un peu de miel, il y a de quoi faire oublier, au moins pour un moment, les petits maux du quotidien. 👍
Greg - 18 octobre 2024







