Qui est Sophie Joissains ?

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Vie de Sophie Joissains

Sophie Joissains, c’est d’abord une enfant de la génération X. Une de ces enfants qui ont grandi un peu vite, dans des maisons où les parents étaient souvent ailleurs — pas absents par manque d’amour, mais happés par leurs combats, leur travail, leurs ambitions. 😎

Chez les Joissains, l’intensité était la norme.

D’un côté, son père, Alain Joissains, parcours cabossé mais volontaire, un homme qui s’est fait seul, avec ce mélange de débrouillardise et d’ambition qu’on retrouve chez ceux qui n’étaient pas censés arriver là.

De l’autre, sa mère, Maryse Joissains-Masini, élevée dans une culture communiste très ancrée, où l’on apprend tôt à ne pas se laisser faire. Chez elle, le combat est presque une seconde nature : parler fort, tenir bon, ne jamais lâcher.

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Grandir entre ces deux-là, ce n’est pas exactement une enfance tranquille.

C’est une enfance où l’on observe beaucoup, où l’on comprend vite les rapports de force, où l’on apprend à exister au milieu de personnalités qui prennent toute la place — sans forcément le vouloir, mais parce qu’elles sont comme ça.

Et puis il y a les épreuves

Adolescente, Sophie voit son univers vaciller avec le suicide de son grand-père, dans un contexte lourd, lié aux affaires politico-financières de l’époque. Des années où les règles étaient floues, où les pratiques étaient répandues, et où certains tombaient quand d’autres passaient à travers.

Ce genre d’événement laisse une trace. Silencieuse, mais profonde.

Alors, comme beaucoup d’enfants de cette génération, elle prend un peu de distance.
Moins dans l’affrontement que sa mère, moins dans la conquête que son père. Elle cherche autre chose : un équilibre, une respiration.

Elle se construit aussi comme mère, très tôt, avec sa fille Jeanne, née de sa relation avec un cinéaste. À ce moment-là, elle regarde davantage du côté du cinéma, d’une vie peut-être un peu à côté de la politique.

Et pourtant…

On ne s’éloigne jamais complètement de là d’où l’on vient.

Le droit s’impose à elle, presque naturellement. Elle devient avocate, obtient un DEA de droit pénal et sciences criminelles. Là encore, un écho familial : son père s’était intéressé à la criminologie. Même sujet, deux approches. Comme une conversation silencieuse entre générations.

Puis vient le moment du retour

La trentaine passée, elle rejoint la Communauté du Pays d’Aix comme directrice de cabinet. Un poste discret en apparence, mais au cœur de tout. Et là, sans vraiment faire de bruit, la mécanique s’enclenche.

Un mandat, puis un autre. Municipal, métropolitain, régional. Puis le Sénat, où elle devient l’une des plus jeunes élues de son temps.

Et enfin, presque logiquement, la mairie.

Comme si, après avoir pris ses distances, elle revenait habiter pleinement cette histoire familiale — à sa manière, plus posée, plus en retrait, mais bien présente.

« Bon sang ne saurait mentir »

Une formule un peu facile, peut-être. Mais à Aix, elle prend un sens particulier.

Car au fond, derrière les caricatures et les critiques, il y a aussi autre chose : une ville, une famille, et une histoire longue. Une histoire faite de coups, de fidélités, de chutes et de retours.

Et les Aixois, eux, ne regardent pas seulement les épisodes. Ils regardent l’ensemble.

Et ils choisissent.

:: Voir aussi 👉 Histoire des Maires d’Aix

Greg - 28 mars 2026

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